PROMMOTION GRATUITE DU 03 MARS AU 07 MARS POUR « GUERRE AUX GENES »

PROMMOTION GRATUITE DU 03 MARS AU 07 MARS POUR « GUERRE AUX GENES »

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PUBLICATION DE « GUERRE AUX GÈNES »

 

LE VOICI, UN PETIT TEXTE ENFIN PETIT… QUI TRAITE DU « PEUT-ON SE LIBÉRER DE SES GÈNES? » OU DE « AVONS-NOUS LE DROIT DE NOUS EN DÉPARTIR ? », QUI SE VEUT UN DILEMME INTÉRIEUR QUE NOUS AVONS TOUS EU UN JOUR OU L’AUTRE FACE AUX TOCS DE PAPA OU AUX TICS DE MAMAN.

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VOUS POURREZ PEUT-ÊTRE Y TROUVER UN SEMBLANT DE RÉPONSE DANS CETTE INCROYABLE QUÊTE D’UN RICHARD PERDU FACE A UNE TELLE QUESTION. IL VOUS FERA RIRE A N’EN PAS DOUTER, MAIS IL SAURA TITILLER L’ÉMOTION SANS COMPLEXE, AUSSI COSTAUD SOIT-IL…

 

EN PROMOTION GRATUITE DU 03 MARS AU 07 MARS 2014 VOUS POURREZ LE TÉLÉCHARGER GRATUITEMENT  ICI : GUERRE AUX GÈNES

 

NOUVEL EXTRAIT :

 

Le Despérado

 

Après ce tragique épisode, certains faits et délits commis dans le quartier où habitait Richard s’élucidèrent, à commencer par sa propre voiture taguée de bout en bout, ne laissant le plus petit millimètre carré de peinture unie sur la carrosserie. Les rétros n’avaient pas échappé au vandalisme, perpétré par un seul coupable vu les circonstances et le désarroi dont souffrait Richard : lui-même.

On retrouva le chat de sa voisine suspendu par une corde à l’escalier coulissant du grenier où personne n’allait presque jamais, les yeux arrachés.

Les vitres de plusieurs établissements avaient volé en éclats. On avait cru à du vandalisme juvénile et accusé la jeunesse et ses affres. Il n’en était rien en vérité.

Petit à petit, et sans même avoir besoin d’être clairvoyant ou devin, tous ces actes se rejoignaient autour d’un seul mobile : éliminer tout reflet éventuel. Et Richard, pour l’occasion, était le despérado le plus approprié.

Lorsque la police débarqua chez lui, ils ne furent donc pas surpris de voir tous les miroirs brisés, y compris son armoire à habits qu’il mit en pièces après l’avoir ficelée.

Il expliqua aux médecins qu’elle essayait de l’avaler. Il la voyait bouger, par petits sautillements, les portes s’ouvrant et se refermant comme une mâchoire de requin prête à le dévorer.

On lui prescrit une plus forte dose de tranquillisants, et on rajouta quelques antidépresseurs, sans succès.

Aussi, opta-t-on pour le pire en la matière. On le plaqua sur une table, drogué, sans qu’il ne se débatte vraiment, ne sachant ce qui l’attendait, une table matelassée ressemblant fortement à une table d’opération.

On lui chevilla la tête dans une sorte d’étau et lui fit serrer les dents sur un morceau de plastique dur qu’il ne put faire autrement que de mordre.

On lui injecta quelques produits lui donnant la nausée et l’abrutissant tellement, qu’il lui semblait voir tout chavirer et voler autour de lui : les ustensiles, les bonnets des infirmiers, les plateaux sur lesquels était posé du matériel, les buffets, les tiroirs. Même les fenêtres et les gens parurent se débattre au pays de Mary Poppins.

Un bruit de soudure emplit la pièce et bourdonna dans ses oreilles. Des étincelles jaillirent d’un étrange engin qu’on plaça sur son crâne.

Une première secousse lui crispa tous ses membres et le fit se contracter comme une termite terrassée par une fourmi venant de lui cracher de l’acide formique et se débattant dans de spectaculaires contractions musculaires pour ne pas mourir.

Un deuxième électrochoc le frappa avec véhémence, puis un autre et de plus en plus violent. En vain.

Sa cervelle eut beau bouillir à trois reprises, ils crurent même le perdre à un certain moment. Son regard se posait toujours sur la tache que sa main accusait. On la lui banda pendant quelques semaines, mais rien n’y fit, il la voyait à travers l’étoffe du bandage.

Les médecins désespéraient, et s’ils ne trouvaient rien pour remédier à son problème, au moins ils permirent l’acquittement de Richard, pour tous les méfaits et les troubles qu’il avait commis dans son entourage, son quartier et à son lieu de travail.

 

                                                                      *

Les mois passèrent ainsi, sans que rien ne bouge. On le gardait enfermé dans une cellule sans fenêtre, sans glace, sans aucune possibilité d’un quelconque reflet, une cellule insonorisée et capitonnée dans ses moindres recoins.

On éloigna bien sûr tout objet tranchant, Richard ayant voulu s’amputer la main après avoir réussi, un jour de lucidité, à dérober une cisaille du jardinier, alors qu’on avait eu la bonne idée de lui faire faire une promenade.

Son père essaya de le voir, mais on lui déconseilla fortement pour l’instant de tenter quoi que ce soit dans cette direction. On lui fit comprendre, sans le montrer du doigt pour autant, qu’il valait mieux s’abstenir s’il ne voulait pas que son fils n’aille plus mal qu’il ne l’était déjà.

Richard restait très violent au contact de son ancienne image. Même âgé, même ridé, monsieur Goldstein gardait ces traits si propres à la famille. Richard ne l’aurait jamais supporté.

 

                                                                                                  *

Le père mourut trois mois plus tard, seul comme un chien errant et sans n’avoir pu émettre le plus petit regret de ce qu’il fit endurer à son fils, qui, s’il ne sut l’aimer, eut un profond respect pour ce qu’il entreprit et sa force de vaincre. Force lui ayant fait défaut toute sa vie durant sans qu’il ne sache jamais vraiment d’où lui venait cette carence si nécessaire à la survie d’un être.

Il emporta avec lui cette déférence à l’égard de ce fils avec lequel il fut si maladroit. Mais ce n’était pas cela de toute évidence qui allait ramener Richard à la raison.

Quand bien même aurait-il entendu un seul regret de ce père indigne, il n’était pas en état d’apprécier ce mea-culpa posthume, duquel tout le monde n’en avait rien à faire à l’évidence.

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